
21 saisons et 438 épisodes au compteur à date, Grey's Anatomy - lancée pour la première fois en 2005 sur ABC aux USA, commence à prendre de l'âge. Et ça s'en ressent à l'écran. Alors que les audiences continuent de chuter, les intrigues ne sont plus aussi impactantes qu'à ses débuts.
La preuve, cette saison, ce sont deux nouvelles séries médicales qui passionnent le public : The Pitt de R. Scott Gemmill qui nous amène au sein d'un service d'urgence intensif et Doc de Barbie Kligman qui suit une cheffe d'internes en médecine qui, après avoir perdu 8 années de sa vie à cause d'une amnésie, tente de reconstruire sa vie.
Et la perte de vitesse de Grey's Anatomy, Ellen Pompeo est la première à la déplorer. Interrogée par People sur la chose la plus difficile liée à la série, l'actrice a confessé : "C'est vraiment la nature répétitive de refaire la même chose, encore et encore".

En effet, l'interprète de Meredith ne supporte plus le format classique (voire vieillot) de la fiction médicale qui, avec le temps et la concurrence, a même vu ses points forts révolutionnaires se diluer. "Il y a un côté familier/rassurant que les gens aiment à ce sujet, donc on ne peut pas vraiment changer la formule, a-t-elle regretté, alors même qu'elle en rêve. J'adorerais bouleverser tout ça. Je suis toujours en train de dire, 'Faisons ci, faisons ça !' Et on me répond, 'Tais-toi, Ellen, on ne fera pas ça !'."

De fait, une question se pose : si Grey's Anatomy n'est plus un terrain de jeu suffisamment épanouissant, pourquoi n'arrive-t-elle pas à la quitter ? "L'une des meilleures choses avec la série, si je suis honnête, c'est la sécurité financière qu'elle propose". Tout sauf une surprise de la part de l'actrice - régulièrement parmi les mieux payées de la télé, qui sait qu'elle possède une chance unique à ce niveau-là. "La sécurité financière, ce n'est pas quelque chose que toutes les actrices peuvent se permettre, a-t-elle rappelé. Donc j'en suis très reconnaissante".
Mais ce n'est pas tout (heureusement !), même si Ellen Pompeo ne s'amuse plus autant qu'avant sur le plateau, il existe une autre raison qui la pousse à rester : le public. "Ce qui est extraordinaire avec la série, c'est qu'elle a fait naître des milliers de médecins, s'est-elle enthousiasmée. Le nombre de personnes qui sont venues me voir pour me dire qu'elles étaient entrées dans le monde médical après avoir regardé Grey's Anatomy... (...) C'est en partie ce qui m'a fait rester si longtemps dans la série, elle arrive à toucher les gens d'une façon peu commune".