En 2018, faire des vidéos sur YouTube est désormais un métier comme un autre. Malheureusement, faire carrière sur la plateforme aujourd'hui est également une chose beaucoup plus compliquée qu'il y a quelques années, la faute à une concurrence accrue et à des revenus publicitaires intéressants plus difficiles à atteindre.
Par conséquent, certains créateurs sont prêts à tout pour se démarquer afin de mettre leurs vidéos en avant et attirer l'oeil des spectateurs, mais également des marques en quête de futurs partenariats. Comment ? En achetant de faux abonnés et de fausses vues.
Ainsi, certains sites (que nous ne citerons évidemment pas) permettent aux vidéastes d'obtenir entre 1 000 et 1 000 000 de vues supplémentaires pour leurs vidéos en l'espace de 48h, le tout en échange d'un petit chèque pouvant aller de 6€ à 100€ ou même plus de 1 000€ en fonction des envies/exigences de chacun.
Un véritable investissement pour les vidéastes qui n'est d'ailleurs pas toujours judicieux. Et pour cause, en plus de nombreuses arnaques cachées dans le lot, les vues ne sont plus la raison prioritaire du succès d'une chaîne. Au contraire, l'algorithme de la plateforme privilégie actuellement... le watch-time (le pourcentage de temps passé devant une vidéo). Enfin, et c'est probablement le plus important, cette pratique est totalement interdite par la plateforme.
Au micro de BFM, YouTube révèle ainsi faire une véritable chasse aux sorcières dans l'ombre grâce à sa propre technologie : "Nos équipes travaillent dur pour faire en sorte que les vues qui relèvent du spam restent minoritaires et constituent moins d'1% du total des vues". Autrement dit ? Vous pouvez payer 1 000€ pour obtenir des vues, si YouTube comprend qu'elles ne sont pas légitimes, le site n'hésitera pas à les supprimer. La lose.
Et une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, BFM précise également : "Les vidéos mais aussi les comptes qui augmentent artificiellement leur trafic, leur nombre d'abonnés ou leur nombre de commentaires peuvent être supprimés."
Autant adopter un chaton, c'est plus sûr...